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Fred Vargas – Debout les morts

Fred Vargas debout les mortsUn matin, la cantatrice Sophia Siméonidis découvre, dans son jardin, un arbre qu’elle ne connaît pas. Un hêtre. Qui l’a planté là ? Pourquoi ? Pierre, son mari, n’en a que faire. Mais la cantatrice, elle, s’inquiète, en perd le sommeil, finit par demander à ses voisins, trois jeunes types un peu déjantés, de creuser sous l’arbre, pour voir si… Quelques semaines plus tard, Sophia disparaît tandis qu’on découvre un cadavre calciné. Est-ce le sien ? La police enquête. Les voisins aussi. Sophia, ils l’aimaient bien. L’étrange apparition d’un hêtre n’en devient que plus énigmatique. Debout les morts, un roman de Fréd Vargas.

Mon avis

Fred Vargas cultive l’ambiguïté et au fur à mesure qu’elle passe à la question chacun de ses personnages, elle nous fait douter, nous fait les soupçonner les uns après les autres. Cette technique fonctionne, elle fonctionne même très bien.
J’ai déjà lu plusieurs livres de cette auteure, son style est fluide et naturel, aucune lourdeur ne vient vous faire trébucher pendant la lecture. Ses personnages, même si le commissaire Adamsberg n’est pas de la partie, sont bien construits, avec leur lot de difficultés et de cruelle lucidité.

D’ailleurs, on s’attache très vite aux 4 personnages (les évangélistes) qui font office d’enquêteurs et qui vivent dans une maison délabrée, faute de moyens. Ils sont tous historiens (formation de l’auteure) et chacun habite un étage selon sa spécialité dans le domaine (préhistoire, moyen âge, première guerre mondiale). Cette parabole est bien trouvée et résume le tempérament de chacun des historiens/enquêteurs.

Ce livre change de ceux avec le commissaire Adamsberg. D’autant que l’enquêteur principal, Marc Vandoosler, est un homme élégant et pragmatique. Tout l’opposé du commissaire Adamsberg en somme.

Ce que j’ai aimé ou pas

L’intrigue est menée de main de maître, même si elle reste assez peu développée par rapport à ce que nous a habitué l’auteure. On sent que Fred Vargas a surtout pris du plaisir à nous présenter ses personnages.

Le roman est un peu trop court, et la fin un peu trop brutale. L’auteure clôt l’histoire avec la découverte du meurtrier.

Malgré ces quelques faiblesses, ce livre est très agréable à lire et on s’enfonce sans s’en rendre compte dans l’histoire.

Citations

« La connerie militaire et l’immensité des flots sont les deux seules choses qui puissent donner une idée de l’infini.”

— Merde, disait Lucien. Tu n’as pas besoin d’être tout nu pour installer une bibliothèque ! Ça t’avance à quoi, merde ? Mais bon sang, tu n’as donc jamais froid ?
— Je ne suis pas tout nu, j’ai mes sandales, répondit Mathias posément.”

Interview de Fred Vargas

Interview filmée de Fred Vargas au Salon du livre de Colmar en 2011

Debout les morts de Fred Vargas, 2005. 288 pages, J’ai lu Policier. 5,70 €

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