Tank

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Tank (roman)

 

 

« TANK » est le titre d’un journal. La particularité de cet hebdomadaire, en plus de sa ligne éditoriale révolutionnaire, est son Rédacteur en chef. C’est un homme à l’allure étrange, dyslexique et pétri de secrets. Toutefois, il n’est qu’une caisse de résonance pour le véritable personnage principal, son journaliste.
Le Paris nocturne — sa logique, ses rituels, ses démons, ses victimes — accompagne dans une sorte de course au «  tout ou rien  », le personnage principal.
Cet homme est l’unique reporter de TANK. Avec le Rédacteur, il travaille de concert à une enquête sur un groupuscule d’extrême droite. Rapidement, l’enquête dérive sur l’enlèvement du Rédacteur.
Après une bagarre épique dans un bar, il rencontre un mystérieux et charismatique Autrichien.

Mon intention

Ce roman a été le réceptacle de mes colères, de mon envie de tout casser. Comme je me vois mal envoyer chier tout le monde, j’ai décidé de poser sur papier ce qui me trottait dans la tête. Tank est né pour m’offrir cette soupape dont nous avons tous besoin.
Le quotidien, ses injustices, son atrocité, et pire que tout, son absurdité, demande à chacun de nous de grands efforts. Parfois, nous ne sommes plus en mesure de les faire. Pour moi, la seule échappatoire était dans l’écriture. Ce bouquin m’a permis de vider un peu mes ballasts et de dire tout haut ce qu’il peut m’arriver de penser de la comédie sociale dans laquelle nous baignons tous.
Je pourrais vous dire que mon intention en écrivant Tank était de m’inscrire dans une quelconque école littéraire, de laisser s’exprimer pleinement une pulsion d’écriture trop longtemps refoulée ! Mais rien de tout ça ne serait vrai. Ce récit est un désir de liberté, tout simplement. Mon héros m’a obligé à écrire ce que je ne voulais pas céder, m’a contraint à dépasser mes limites, m’a ri au nez lorsque je voulais lui faire dire des banalités, m’a injurié lorsque je voulais qu’il endosse un visage tempéré.

Ce travail est mon premier pas sur ce chemin de liberté. J’ai encore le pas hésitant de celui qui découvre. Alors, pardonnez-moi si je laisse la parole à mon personnage, mais je crois qu’il saura mieux que quiconque vous expliquer pourquoi, lui et moi, en sommes arrivés là.

Les mains croisées sur son manteau, il se laisse tomber nonchalamment sur la chaise préparée par son auteur. Un petit sourire flotte sur ses lèvres.

« Je vois que l’autre a foutu le camp ! Y savait pas quoi vous dire à vous autres, les brigadiers ! Pffffff, pourtant je croyais qu’il avait pigé. Je l’ai embarqué dans mes affaires pour lui faire tomber les dents de lait, pour qu’il ait des crocs et de l’estomac. Mais je vois qui reste du travail sur l’établi.
Y m’a soufflé de vous toucher deux trois mots pour vendre le truc. Môme déjà, j’avais pas l’habitude de bouffer ma paillasse en prières et autres tours de bigots. Je crois, comme le dit souvent mon Rédacteur, que je suis né avec la mâchoire finie et une boule de colère coincée dans la gorge. Alors, je vais pas vous la faire Bescherelle, perruque et collerette. Non, car même si la vie m’a laissé tout tordu, rapiécé mille fois, boiteux depuis le berceau et abonné au guignon façon chat noir et autres déveines, j’ai jamais lippé le cuir d’une godasse ou donné un sourire contre un peu de chaleur. Je me fous de votre avis sur ce que vous allez lire, de votre opinion sur mes mauvaises manières et la façon que j’ai de causer ou de biffer. Vous dire les trucs qui vendent, vous faire l’article, ça me laisse transparent, tout vide à force d’avoir gerbé. Je sais que l’autre voudrait que je vous fasse marrer, que j’ai l’astuce en guise de munitions, mais pas moi. Ça fait trop longtemps que je vis sur la bordure, que je me tape de la carne et que je plie des cailloux ! J’ai qu’une chose à dire, avant de vous laisser, suis bien décidé à faire tomber la Sorbonne et à faire le macaque mieux que le roi des macaques lui-même. Alors faîtes pas l’embargo façon Panama, car je me rendrais jamais. Dans mes veines, le mauvais vin et le sang ne font plus qu’un et bien plus que le courage ! »

Extraits

« Est-ce que pour une fois, la chance m’avait à la bonne ? J’ai pas réfléchi cent sept ans, mes talons ont exécuté un demi-tour et j’ai filé. Une rigolade me déchirait la bidoche et le froc. Sans doute que pour les autres, la joie c’est de devenir parent ou encore de finir de payer le crédit. Pour moi, le projet le plus insensé, c’est de pas rentrer le dos plié sous une emmerde. Alors, croyez-moi lorsque je dis que j’avais le ventre remué par la joie et les doigts croisés dessus pour que ça dure. »

« La porte allait s’ouvrir et laisser entrer mon destin avec ses envies de me fumer. Trop furieux tout ça pour moi, j’accepterais pas sans rien faire, sûr ! La peur, la trouille, la crotte au cul, je connaissais depuis longtemps, mais là, je pouvais pas laisser faire ma vieille copine. Alors, j’ai serré les genoux, fermé la rondelle, et j’ai regardé ce que je pouvais imaginer pour me sortir de cette sale affaire. »

Des lecteurs sur Amazon s’expriment

« J’ai dévoré ce bouquin.
Il y’a tout ce que j’aime, du rythme, une bonne histoire, une bonne dose d’humour (le mariage, l’église, la rencontre avec l’autrichien, c’est dans le désordre. lol) et des personnages attachants. Je l’ai acheté car dans la présentation, je ne sais plus quel blog, parle d’un style qui fouette. C’est le cas. Je crois que je pourrais lire n’importe quoi de cet auteur et le reconnaitre tellement il est fluide et particulier. J’espère vraiment qu’il nous donnera à lire d’autres romans. » par LiliChéri

« A peine commandé et lu d’une traite…
Difficile de décrocher de ce roman… rythme, personnages, intrigue… tout y est !
Le voyage vaut le détour !
A lire, clairement !» par Précieuse

D’autres commentaires sont disponibles sur Amazon.

Tank a été publié aux éditions Kirographaire en 2011. Malheureusement la maison d’édition a mis la clef sous la porte.
Plutôt que de le soumettre à de nouvelles maisons d’édition, j’ai préféré l’éditer directement sur Amazon en version électronique (Kindle) et papier.

Tank, version kindle sur Amazon (2,99 euros).
Tank, version papier sur Amazon (6,33 euros).

 

 

 

 

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Orin